Biographie

Je suis née en 1980, à Morges, en Suisse, mais avec un 50% Français de ma mère et un 50% Croate de mon père (d’où le « j » dans mon prénom). À 17 ans, mes parents m’ont conseillé de demander la nationalité suisse, en plus du passeport européen, ça « pouvait aider ». Je vais éviter de vous conter le fameux examen pour « devenir plus Suisse qu’un Suisse », même si celui auquel j’ai eu droit valait son pesant de cacahuètes. Bref… Ne nous attardons pas sur le sujet, on s’y perdrait.

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé les livres. Passion qui me vient de ma mère et de ma grand-mère, tout comme le cinéma.
Les romans, je les dévore, surtout les thrillers, et plus ils sont déjantés, plus j’aime ça.

Vers l’âge de 10 ans, j’ai commencé à écrire. Des petites nouvelles d’abord, puis deux ans plus tard, je me suis lancée dans l’écriture d’un roman d’aventure pour enfants. Il s’appelle Le Pays aux 12 Étoiles, il dort encore quelque part, dans un vieux carton au grenier.
Depuis toute petite, il paraît que j’ai une imagination débordante. En même temps, quand on est fille unique, il faut bien apprendre à faire passer le temps sans pouvoir embêter ses frères et sœurs. Alors je m’inventais des histoires, je partais vivre des aventures extraordinaires en devenant, pour quelques heures, une fée, un pirate, un homme des caverne… Et des fois, mes aventures, je les mettais sur papier.

Avec le temps, je me suis plutôt spécialisée dans l’écriture de nouvelles policières nimbées d’un brin de fantastique. Bien sûr, ma mère et ma grand-mère étaient fans de mes écrits, mais ça ne comptait pas vraiment ; elles avaient de la peine à être objectives, surtout ma grand-mère.
Mais quand, de 12 à 15 ans, j’obtenais à chaque fois la note maximale en composition de français, je me suis dit que j’avais peut-être bien un petit talent, après tout…

J’ai dû écrire une quinzaine de nouvelles en tout, puis, un jour, j’ai lâché. Au lieu de me diriger dans l’écriture, je me suis dit que j’allais plutôt choisir un « vrai » métier et j’ai suivi la voie de mes parents : l’éducation.

Après deux années galère à l’université, j’ai changé de voie et suis partie dans une école supérieure. Trois brillantes années d’études plus tard, j’ai obtenu mon diplôme d’éducatrice de l’enfance.
Entre mon boulot, mes amis, mes amours, plus trop le temps pour l’écriture.

Puis ma mère m’a annoncé qu’elle avait un cancer du sein. Elle s’est battue comme une lionne, elle l’a eu !
Je me suis mariée, je suis tombée enceinte et là, gros coup de marteau sur la tête : récidive du cancer sur l’autre sein.

J’ai donné naissance à mon fils en septembre 2012. Six mois plus tard, ma mère est décédée brutalement, même pas eu le temps de lui dire au revoir.

Claque magistrale.

Enfant unique, personne avec qui partager véritablement mon mal-être et mon chagrin. Les amis et la famille sont là, bien sûr, mais quand on ne vit pas les choses de l’intérieur, c’est difficile de comprendre.
Alors, j’ai allumé mon ordinateur et j’ai écrit. Un texte pour ma mère. Un texte pour sortir ma rage et ma colère.

Et la passion de l’écriture m’a repris. Quel plaisir de laisser à nouveau mes doigts filer sur le clavier (oui, désolée, la plume et la vieille machine à écrire, c’est romantique, mais ce n’est pas pour moi) !

Quelques mois plus tard, je mettais un point final à mon 1er roman : Gueule d’ange. Une histoire d’amour rock’n’roll, teintée d’érotisme, contant les aventures d’Alice et Fred. Une histoire d’amour se déroulant entre Lausanne et Paris. Une histoire d’amitiés, de familles, un roman qui se lit, qui se vit et qui s’écoute.

Ne trouvant malheureusement pas d’éditeur, car le monde de l’édition est une vraie jungle, rappelons-le ( et surtout quand vous écrivez des histoires qui sortent un peu du conventionnel), j’ai fait le pari fou de me lancer seule dans l’aventure : auteure, éditrice, distributrice, voici les casquettes que j’ai endossées. C’est sûr, chacune de ces professions est un vrai métier, mais quand les professionnels vous ferment les portes, il faut bien montrer qu’on en veut et qu’on a l’ambition des vainqueurs. Et surtout, j’avais déjà un petit lectorat derrière moi. Gueule d’ange a vécu une première vie sur Facebook. Une quarantaine de lecteurs ont pu suivre Fred, Alice et leurs potes au fur et à mesure de l’écrit des chapitres, une sorte de roman-feuilleton. Ces premiers lecteurs croyaient en mon roman, en cette histoire d’amour passionnelle et un peu barrée. Même mieux :  ils me l’ont réclamé en version papier, alors je me suis lancée.

Le projet Gueule d’ange sur les rails, j’ai cru pouvoir souffler. C’était mal connaître la taquinerie du destin.

Un soir, je me brossais les dents dans ma salle de bain quand, tout à coup, une petite plume blanche, sortie de je ne sais où, s’est mise à virevolter devant mon nez. C’est pourtant si anodin, une plume.

Mais le comble, c’est qu’elle est revenue le lendemain. Et là, en la regardant danser dans les airs, une histoire a jailli. L’histoire d’un peuple ailé, protecteur des Hommes et de la Terre depuis la nuit des temps, vivant caché de nos yeux humains. Un peuple guerrier, fier, arrogant et dangereux. Les Syams. Liés malgré eux aux êtres humains par la volonté de Gaïa et la force d’un talisman légendaire : le talisman de Pæyragone.

Et voilà… Après une bonne nuit de sommeil, je me lançais. De nouveaux personnages, un nouveau roman. Une aventure fantastique qui pulse à 100 à l’heure, avec, en trame de fond, l’histoire d’un amour interdit.
Comme Gueule d’ange, je diffuse Le talisman sur Facebook. Bingo à nouveau. Les lecteurs aiment et en redemandent. Cela tombe bien : Le talisman sera une saga en 4 tomes. Je corrige et relis intensément les deux premiers tomes écrits, puis je retente les maisons d’éditions. Françaises, cette fois-ci, et spécialisées dans le genre fantastique. Deux jours après mes envois, les éditions Cyplog m’écrivent. Ils adorent. Deux mois plus tard, en septembre 2015, je signe chez eux. Le talisman de Pæyragone : tome 1 Les Sans-Plumes sera publié au printemps 2016.

Je m’étais laissé une année pour voir ce que donnait cet étrange pari. Aujourd’hui, c’est plus de 270 personnes qui suivent la page officielle de Gueule d’ange. C’est un article dans La Liberté et bientôt un second dans Le 24 Heures. Ce sont des librairies qui sont d’accord de me mettre des exemplaires de Gueule d’ange en vente : Payot, Basta, le Vieux Comté, Albert le Grand, La Fontaine…

Je n’écris pas pour gagner un jour le Goncourt ou tout autre prix littéraire. Je n’écris pas non plus dans le but de faire un best-seller. J’écris pour le plaisir d’écrire et de faire partager mes histoires à celles et ceux qui souhaitent les lire. Et d’avoir tapé dans l’œil d’un éditeur, j’avoue, c’est très gratifiant. Mais le plus important pour moi, ce sont avant tout les retours des lecteurs. Et je remercie ceux qui ont eu l’occasion de lire avant tout le monde mes écrits et qui m’ont donné la force et l’envie de croire en mon talent.

Mes romans ne paieront peut-être jamais mes impôts, peu importe. La vie est courte et je trouve dommage de laisser filer ses rêves. Ils demandent du temps, de l’énergie, de la volonté, du culot aussi. Mais le jour où ils deviennent réalité, vous comprenez à quel point un rêve n’a pas de prix.

Merci à vous, lecteurs, vous qui êtes les premiers à m’avoir donné ma chance. Et vive le rock’n’roll !

Katja photo bio